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SABA - Syndicat d'Aménagement du Bassin de l'Arc

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Accueil  >  Le bassin versant de l’Arc > Risques d’inondation  > Histoire des inondations

Histoire des inondations

 
Les crues concernent autant les affluents que l’Arc lui-même. Elles font suite aux évènements pluvieux précédemment décrits.

L’étude des archives communales et départementales montre que l’Arc ainsi que ses affluents ont toujours débordé, même si notre mémoire tend à l’oublier ! Des archives remontant au XVème siècle font état de débordements de l’Arc dans la plaine des Milles ! Une trentaine de crues sont archivées pour le XXème siècle. Les crues les mieux connues sont les plus récentes : octobre 1972, octobre 1973, janvier 1978, septembre 1993, décembre 2003 et décembre 2008.

Les crues de l’Arc sont de deux types :

Des crues lentes

Crue de 1978 : le centre de Berre est inondé - Photo Robert Durand, Mairie de Berre
Crue de 1978 : le centre de Berre est inondé - Photo Robert Durand, Mairie de Berre

Elles font suite à des pluies régulières et intenses. Le temps de montée de la crue est de l’ordre de 24 heures. La crue lente la plus importante connue est celle de 1978 : une pluie importante sur le haut du bassin versant (260 mm en 4 jours) génère des débordements de l’Arc dès la plaine de Trets.

L’onde de crue se déplace lentement inondant peu à peu la Plaine des Milles, les Gorges de Roquefavour, puis débordant sur la Ville de Berre. Le 17 janvier 1978, le centre de Berre est inondé, certains berrois se déplacent en barque ! A l’embouchure, le débit estimé de la crue est de 270 m3/s.

Des crues rapides

Débordement du Grand Vallat à Cabriès en 1993, photo Gilbert Pons
Débordement du Grand Vallat à Cabriès en 1993, photo Gilbert Pons

Des épisodes orageux intenses génèrent ces crues rapides dont le temps de montée est de l’ordre de 6 heures. La crue référence est celle de septembre 1993. En quelques heures, environ 170 mm de pluie tombent sur le Pays d’Aix. Les Vallats d’Eguilles, le bassin de la Luynes et celui de la Jouïne/Grand Vallat sont les plus contributifs.

Ces affluents débordent tous dans leur lit majeur naturel sur les communes d’Eguilles, Aix-en-Provence, Cabriès et Bouc-Bel-Air. A Saint-Pons, c’est-à-dire à l’aval de ces trois confluences avec l’Arc, le débit de pointe est estimé à 273 m3/s.

Ainsi, ces deux crues référentes sont, suivant les sources, des crues dont la fréquence de retour n’est "que" de 10 ou 20 ans, c’est-à-dire des crues moyennes. Nous ne connaissons donc pas les débits et les conséquences d’un évènement majeur sur l’Arc (une crue rare).

Sur l’Arc, le " scénario catastrophe" serait un épisode pluvieux majeur, suite à une saturation préalable des sols, qui se déplacerait d’Est en Ouest. Les sous bassins versants de l’Arc se chargeraient en même temps que le déplacement de l’onde de crue, les débits en crue des affluents et de l’Arc seraient ainsi concomitants et s’additionneraient !

La crue générée serait alors une vraie crue rare… Du fait que la majorité des épisodes pluvieux proviennent de l’Est dans notre région, ce scénario n’est pas illusoire !

Pour en savoir plus : click sur le document ci-contre.

La prévention des inondations et la gestion de ce risque apparaissent alors comme fondamentales pour la protection des personnes et des biens.

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