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SABA - Syndicat d'Aménagement du Bassin de l'Arc

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Fonctionnement de l’Arc

 
Un cours d’eau est un système en perpétuelle évolution qui ajuste sa forme au grès des saisons et des crues. Cette dynamique naturelle est le principal facteur de biodiversité.

Un cours d’eau peut se définir comme un chenal d’écoulement, permanent ou temporaire, des eaux. Cela veut dire qu’un vallat régulièrement sec est un cours d’eau ou qu’une zone inondable est également associée au cours d’eau.

La morphologie d’un cours d’eau, c’est-à-dire sa forme, résulte d’un ajustement permanent de son chenal d’écoulement aux variations des débits et aux possibilités de transports et dépôts de matériaux. Ceci est particulièrement le cas lors des crues.

Ainsi, entre deux crues, la végétation colonise les bancs et les berges, on dit que le lit se referme. Lors d’une crue, les capacités d’écoulement sont trop faibles. Le cours d’eau érode alors les berges, dépose des matériaux dans les zones calmes, arrache la végétation et se "réouvre".

Suivant la nature des berges et la pente du cours d’eau, l’érosion peut être très marquée, le lit se déplace, on parle de mobilité latérale du lit. C’est par exemple particulièrement le cas dans la plaine des Milles à Aix-en-Provence ou dans la plaine de Berre à l’aval. Ce fonctionnement naturel est cyclique et il dépend de la fréquence et de l’intensité des crues.

La nature des matériaux du bassin et les crues conditionnent les formes du paysage de l’Arc et des affluents.

On distingue ainsi :
- le lit mineur qui est le chenal d’écoulement préférentiel des eaux
- le lit majeur qui comprend les terres inondables par les crues rares.

Sur l’Arc, il convient également de distinguer le lit moyen qui est inondé par les crues fréquentes. Ce lit comprend des bancs de graviers et de sables éventuellement végétalisés.

Cette diversité de formes du cours d’eau est à l’origine d’une diversité de faciès d’écoulement et de milieux. Dans le lit mineur, les courants peuvent être lents ou rapides, le lit profond ou superficiel. Les berges sont également soumises à l’érosion lors des crues. Elles s’érodent ou s’enrichissent en dépôt alluvionnaire. La végétation est renouvelée par les érosions et les espèces pionnières colonisent les dépôts. Toutes ces formes sont autant d’habitats possibles pour la flore et la faune.

Cette variabilité du cours d’eau, créatrice de biodiversité, est difficilement acceptable par les sociétés humaines qui cherchent à s’en soustraire, car cela gêne certaines de leurs activités. Les aménagements sur les cours d’eau sont très nombreux mais ils ont des conséquences néfastes sur le bon fonctionnement de la rivière et réduisent radicalement la biodiversité.

Pour en savoir plus (avec l’aimable autorisation de France Nature Environnement) :

Les documents attachés

Guide morphologie des cours d’eau

Document PDF - 2.5 Mo - Publié le 9 novembre 2010

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